01 mai 2008
A vous dire..........
Le visage,
que ce soit en peinture, en photographie, ou même au cinéma a toujours exercé
sur moi une forte fascination.
C'est donc
naturellement que j'ai commencé mes recherches par des portraits, suivis bientôt
d'autoportraits photographiques , où se mélangeaient mises en scènes fictives et
éléments réels.
L’élaboration d’un album de famille imaginaire fut l'aboutissement de ce travail.
Mais la
photographie me frustrait terriblement tant au niveau des limites de l'espace
que de la matière; j’ai donc commencé a découper,
recadrer, redimentionner, surdimensionner ces visages: le portrait, son
essentialité, l'a finalement emporté sur toute mise en scène.
Aujourd’hui,
je continue mes recherches photographiques, mais elles me servent uniquement à
me passer d’un modèle vivant , ce qui m'offre plus de liberté en m'évitant de
soutenir le regard en attente du modèle figé dans sa pose. L'imaginaire est
alors totalement libre, me laissant l'espace nécessaire à toutes les audaces,
sans limite dans la fantaisie de mes recherches.
C'est l'être, son intériorité, qui m'échappe et que je tente de capter dans ces
portraits, au travers des transformations physiques qu’opèrent sur lui la
lumière, l’angle de vue, l’espace dans lequel il évolue. L’incapacité de pouvoir
vraiment le saisir, de tenter de le figer dans un espace cadré, plane et
délimité, excitent mes recherches. C'est dans ce sens que le portrait devient le
lieu de ma réflexion sur la peinture elle-même.
Jacqueline Devreux
The face, whether in painting, photography or even cinema has always exercised on me a strong fascination.
It
is thus naturally that I began my research with portraits, soon
followed by photographic self-portraits, where the fictitious setting
was mixing with real elements.
Photography however frustrated me
very much in terms of limitation of space as well as material; I
started therefore to cut out, reframe, giving new and oversized
dimensions to these faces : the portrait, its essentiality, has finally
carried it on to all the setting.
The only reason why I am still
continuing my photographic research today is to enable me to work
without the glance of an alive model frozen in its pose. In other words
it gives me more freedom . My imaginary is then completely free,
leaving me the necessary space to all the audacities, unbounded in the
imagination of my research.
It is The being , its inside , which
is slipping away from me and which I try to capture in these portraits
, through the physical transformations caused by the light , the visual
angle , the space in which it is evolving. The incapacity of really
being able to seize it , trying to solidify it in a framed space ,
plane and restricted , is stimulating my research . In that sense that
the portrait becomes the place of my reflection on the painting itself.
Jacqueline Devreux
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